Le diagnostic est primordial

 

Enoncer un diagnostic de dyspraxie, trouble spécifique des apprentissages, DOIT nous faire prendre conscience de nos responsabilités et DOIT modifier le regard porté par et sur l’enfant.

 

L’enfant jusqu’alors ne comprenait pas la cause de ses échecs répétés malgré ses efforts.


Les explications fournies, adaptées à l’âge, sont souvent un premier pas vers une reprise de confiance en soi, une revalorisation de l’estime de soi.

La famille se sent plus éclairée et peut modifier ses exigences éducatives et aides spécifiques en s’investissant dans la recherche de ce qui est le plus adapté pour leur enfant.

 

Reconnaître qu’un enfant dyspraxique présente un trouble spécifique des apprentissages constitue également un défi pour les professionnels de l’éducation et de la réadaptation.

Il s’agit bien d’un enfant avec un potentiel d’apprentissage parfaitement normal dans certains domaines et dont les échecs tiennent peut-être en grande partie aux « façons d’enseigner » habituellement proposées et qui ne lui sont pas adaptées. C’est là que la collaboration entre équipe pédagogique et professionnels de la neuropsychologie infantile prend toute sa place. Il est illusoire et dangereux de prescrire des « recettes » qui seraient efficaces dans « la » dyspraxie .

 

Il n’y a pas « une » dyspraxie mais des enfants dyspraxiques aux difficultés et compétences différentes.

 

 

Certains bénéficieront de l’introduction précoce de l’outil informatique dès la section de maternelle, d’autres gagneront à attendre la fin de l’école primaire pour un apprentissage bien plus rapide du clavier.

L’atteinte des capacités d’analyse visuelle et de l’oculomotricité conjuguée (troubles d’orientation et d’utilisation du regard) souvent associée doit être finement analysée pour conduire à des adaptations adéquates (choisir de grossir les énoncés et les figures ou privilégier un petit champ d’exploration visuelle ?…).

Quelle place accorder à la rééducation et à l’objectif de diminution des troubles ? A l’apprentissage d’autres stratégies ? A quel moment introduire les moyens palliatifs ?

La majorité des enfants dyspraxiques parviennent à écrire, parfois même avec une plus jolie écriture que d’autres enfants de la même classe. Il faut ensemble analyser au prix de quelle lenteur, de quelle consommation de ressources attentionnelles, de quelle fatigue en fin de journée cet exploit est possible. Quel en est aussi le plaisir et la fierté de l’enfant ; ou de son enseignant ; ou de son rééducateur ?...

C’est dans cette réflexion, cette remise en cause de nos certitudes, ces échanges permanents que l’on se pose les bonnes questions et qu’on teste la pertinence de nos propositions. »

Référence : http://www.afpssu.com/ressources/dyspraxiefmarchal.pdf

« Dyspraxie, un trouble spécifique des apprentissages (revue « réadaptation » de l’ONISEP) F. Marchal »

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site