Les différents types et formes

 

Un enfant dyspraxique peut avoir un ou une combinaison des différents types et formes de dyspraxie et à des degrés divers de sévérité.


Il y a 2 types de dyspraxie développementale, l’orale-verbale et la motrice.

 


La dyspraxie orale est un trouble de la coordination des muscles de la langue, des lèvres, de la mâchoire et du palais afin de programmer une séquence de mouvements articulatoires qui permet de transformer les sons en mots.


 Ces troubles se manifestent surtout par :

-un retard de la production du langage

-des mots mal articulés et un langage qui n’est pas clair

-la difficulté à contrôler le débit et l’intensité de la parole


L’enfant comprend très bien le langage, il sait ce qu’il veut dire et il sait de quelle façon l’exprimer mais n’y parviens pas malgré que l’ensemble musculaire bucco-facial ne souffre d’aucune faiblesse ou de paralysie.  

Les enfants qui souffrent de dyspraxie verbale peuvent avoir un discours hautement inintelligible, simplifient les mots, ont des discours inappropriés, déplacent les sons dans un mot, sont  en retard pour le langage expressif, adoptent un système complexe de gestes afin d'aider leurs compétences en communication, et ont des difficultés dans le séquençage des mots.


 


 

 

 

La dyspraxie motrice est selon Stamback (1962) « il s’agit d’enfants d’intelligence normale, ayant une relative facilité dans le domaine du langage mais présentant par ailleurs des difficultés importantes sur le plan moteur et de l’organisation spatiale ».

C’est une difficulté dans la planification, l'ordonnancement et l'exécution des mouvements corrects pour effectuer des compétences correspondant à leur âge de manière harmonieuse et coordonnée à volonté ou sur commande.

Les personnes atteintes de dyspraxie motrice peuvent avoir des  difficultés dans l’apprentissage d’une nouvelle compétence, d’effectuer des mouvements coordonnés, dans l’écriture, de garder des performances constantes, dans la gestion du calendrier et du rythme, d’assimiler les règles d'apprentissage, de répondre rapidement, à résoudre des problèmes en utilisant les indices appropriés, et en analysant ce qui est nécessaire pour l'exécution des tâches.

 

 

Différentes formes de dyspraxie :

 


    La dyspraxie constructive:

Elle concerne les activités où l'on assemble différents éléments.

Exemple : le bricolage, la couture, la menuiserie, jeux de construction, puzzles.....

 

 

    La dyspraxie constructive visuo-spatiale:

Elle associe :

        -un trouble dans l'organisation du geste

        -un trouble du regard (avec ou sans trouble de la vision) qui se traduit par des difficultés dans l'organisation de la motricité des globes oculaires.

L'enfant a du mal à explorer un espace fixe et déterminé à la recherche d'un ou plusieurs éléments, il n'arrive pas à fixer une cible déterminée, ni à suivre une cible mobile.

        -un trouble de la construction de certains composants de la spatialisation (surtout espace à 2 dimensions: la feuille, le tableau ...)

 

 

    La dyspraxie constructive non visuo-spatiale:

 On peut aider l'enfant avec des modèles ou des schémas.

 

 

    La dyspraxie non-constructive:

Elle concerne des troubles de la successivité et de la séquentialité des gestes.

 

 

    La dyspraxie idéatoire:

Elle correspond à des difficultés d'utilisation et de manipulations d'objets et d'outils.

Exemple: utiliser un tournevis, allumer des allumettes.

 

 

    La dyspraxie idéomotrice:

C’est la difficulté à réaliser des gestes symboliques et des mimes en l'absence de manipulations d'objet.

Exemple : faire chut, mimer l'action de jouer de la trompette, imiter les gestes réalisés par quelqu’un d’autre.

 

 

    La dyspraxie de l'habillage:

C’est la difficulté à agencer, orienter ou disposer les vêtements lors de l'habillage.

Exemple : les habits sont enfilés à l'envers, se boutonner, utiliser une fermeture Eclair, faire ses lacets...

 

 

    La dyspraxie orofaciale:

C’est la difficulté pour réaliser des gestes simples ou complexes des organes de la phonation et du visage (langue, lèvres, mimiques).

 Exemple: siffler, souffler les bougies, faire des bulles....., mais aussi déglutir.

 

 

    La dysgraphie dyspraxique:

Ce sont des difficultés pour écrire dû à l’absence d'automatisation de l’écriture.

Exemple : irrégularité d’espacement entre les mots, voire dans les mots mêmes et des lettres malformées.

 


Il y a 2 cas de dysgraphie:


- Certaines sont lentes et précises avec une écriture tendue devant l’effort de concentration du dysgraphique avec un graphisme appliqué qui est maintenu jusqu’à épuisement de l’enfant caractérisé par un profond souci de précision qui le paralyse et explique sa lenteur.

- Et d’autres iront un peu plus vite mais au détriment de leur présentation avec des lettres de différentes dimensions, un rythme et un tracé irréguliers, sachant que la vitesse qu’ils y mettent les épuisent aussi.

Lorsqu’il écrit l’enfant dyspraxique monopolise toute son attention dans la forme des lettres et quel que soit la qualité de son graphisme il ne disposera plus d’assez de ressources attentionnelles  pour les autres aspects du langage écrit (concevoir, prêter attention au sens et à l’orthographe, synthétiser, développer).

Exemple : écriture phonétique…

 

 

"Finalement, les différentes manifestations de la dyspraxie nous amènent souvent à croire que l’enfant est maladroit, immature, paresseux et qu’il ne s’applique pas à la tâche alors qu’au contraire, les ressources cognitives qu’il déploie pour accomplir de simples gestes sont immenses comparativement aux autres enfants de son âge. Après avoir déployé tous ses efforts et mobilisé toute son attention sur la production de certains gestes, il ne lui reste souvent plus d’énergie pour demeurer centré sur la tâche."

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